jeudi 28 mars 2013

Iacub, dollars instinct



L'arroseur rossé

Avis aux machos: méfiez-vous des femmes anti féministes, elles vous trahiront comme elles ont trahi leurs congénères si elles y trouvent profit et elles trouveront : une femme anti féministe est toujours hautement appréciée par les misogynes de tout poil, comme un juif par les antisémites, ça fait une jolie vitrine pour leurs boutiques (exemple, le viol ce n'est pas si terrible que ça, thèse de Iacub) et si elle savent se démerder, ce qui en général est le cas (ce n'est pas pour rien qu'elles ont choisi cette posture) ça rapporte... Jusque là, tout va bien pour vous.. Mais lorsqu'elles finiront par lasser ou sous l'emprise d'une ambition plus haute encore, pour relancer, elles se retourneront contre vous, les repenti/es, ça paie encore plus et les féministes ne sont pas rancunières. Et là, vous qui avez fait confiance à celle que vous croyiez indéfectible affidée, vous serez mal. Le machisme fragilise; celui qui a réellement cru (!) qu'une jeune femme inconnue de 35 ans s'était amourachée à la folie de ses 64 + 15 kg de surpoids de célébrité mondiale s'est mis en danger. Que sa candeur lui pète à la figure, normal, fera rire tout le monde, l'arroseur arrosé, ça plaît toujours : le peuple est cruel et après la révélation de l'impensable arrogance d'un de-gauche et de son staff de "pas quidams", ce bouquin d'une ex qui trahit le traître venge tous "quidamnés" de la terre. L'exemple de Yacub est emblématique. Contre exemple, Banon ; sans surprise son livre, sans doute sincère mais par ailleurs assez nul, a fait un bide. 

























Les articles

Le prix d'une auteure, Marcela Iacub/Hélène Larrivé
Comment faire un best-seller, prémonitoire
L'honneur perdu de Dominique Strauss-Khan
Srauss-Khan est-il vraiment intelligent?
Dsk/Iacul, une combine ?
Iacoub, "Euros instinct"

 

Les boulevards de Paris

Prosper et yop la boum..





CQFD. Et voilà le travail! "Clip interdit" : on a ici l'illustration de la part de Daily motion d'un joli petit "copyfraud" invoquant une "violation de "propriété intellectuelle" au prétexte d'un "support" c'est à dire.. d'une appropriation abusive de celle-ci autrement appelée "copyfraud" (lien avec l'article sur les copyfraud, "les supports constipés")... le tout sans doute sur une base de censure idéologique qui ne dit pas son nom, à l'exemple de cet autre clip qui fut, non pas interdit, c'est la première fois, mais "mis sous contrôle parental" (pendant la campagne électorale !) puis "libéré" de celui-ci (!).. dont on peut juger ici de la parfaite innocuité sur le plan des mœurs... mais pas sur le plan politique.


Je tente autrement afin d'avoir confirmation (ou infirmation.) Go (lien) !

samedi 26 janvier 2013

DSK ne savait pas !!





... que les "petites" comme il les appelait dans ses "SMS" avec Dodo la Saumure étaient de -très jeunes- prostituées, croyant qu'elles craquaient toutes 3 sec chrono devant son charme ravageur. 


 En dépit des apparences, c'est un grand naïf romantique.

 

jeudi 24 janvier 2013

Ca se corse. Carlton : les juges soupçonnent DSK d'être "l'instigateur" du réseau


Les juges instruisant l'affaire dite du Carlton de Lille estiment que plusieurs indices rendent la participation de Dominique Strauss-Kahn "effective et déterminante" dans des actes de proxénétisme (le Figaro.)

Les juges s'emploient à démontrer qu'il savait que les -très- jeunes femmes des "rencontres" [qu'il appelle dans ses SMS les "petites"] étaient des prostituées, s'appuyant sur les dires de certaines d'entre elles et sur l'existence d'une garçonnière à Paris: loin de n'être qu' "un simple bénéficiaire" il aurait, pour satisfaire ses besoins sexuels, "initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système avec la complaisance de son entourage immédiat". La Cour d'appel de Douai avait rejeté le 19/12 les demandes de nullité de procédure, validant l'instruction menée par des magistrats lillois mais la défense de D.S.K. avait annoncé qu'elle allait se pourvoir en cassation. L'ancien ministre mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée est soupçonné d'avoir à son profit, avec plusieurs proches aux États-Unis et en France, contribué à animer un réseau de prostitution. Malgré le démenti de certaines prostituées, il affirme quant à lui, comme la plupart des protagonistes mis en examen (tu m’étonnes !) qu'il ne savait pas que les jeunes femmes qui lui étaient "présentées" étaient rémunérées selon la thèse "d'un homme à l'emploi du temps surchargé croyant participer à des soirées libertines". Onze personnes ont été mises en examen, entre autres Dominique Alderweireld dit "Dodo la saumure" (!) exploitant de cafés-bordels en Belgique. D.S.K. convoqué à Lille par la juge Stéphanie Ausbart sera de nouveau entendu jeudi 24 janvier après-midi.

mercredi 5 décembre 2012

Conclusion sans gloire : de 4,5 à 9 millions d'E!!!


Il semblerait que le monsieur ne veut pas que ça dure, toutes ses casseroles chaudrons qu'il traîne -on n'ose dire où- finissent par l'agacer, et surtout d'un autre procès dans 3 ans au mieux, où il serait obligé de répondre à des questions empoisonnantes, bref, il voudrait fissa un accord "amiable" ô le joli mot, -et aux USA, ça se monnaie, comme tout-... pour peut-être revenir en "politique" (!!) Il semblerait aussi qu'il devra emprunter (est-il à sec?). Sinistre galéjade qui au bout du compte salit tant la victime ainsi réduite à devenir une "prostituée involontaire" -certes de luxe, à la louche, 5 millions la pipe- que le coupable. Le doute doit profiter à l'accusé? Oui. Sans rire (lien avec Troy Davis, exécuté depuis.)

Autrement dit, il y a "assez" de preuves pour qu'il raque 5 millions d'E. ou plus, mais pas assez pour qu'il aille à Rikers pour 20 ans (toujours à la louche). Allez comprendre. La justice américaine, une prospective de marketing (lien). Qui laisse un malaise des deux côtés, et un lourd.  


 
Conclusion : le système français, lent, lourd, presque hiératique, est meilleur ! Cocorico (lien).  

dimanche 18 décembre 2011

Bilan du sexime ici et ailleurs. Record of sexisme here and elsewhere

What country is worse for women? In some muslins ones, the charia. And in others like France, the country of human rights ! politicians who believe to be entitled to do anything against women, rip off in the best case or in the worst, sexually harass them, indeed assault and rape.. in total impunity and of the collusives medias. A family secret storie barely "natural", not to be revealed to the poors fellows. The despicable reaction of the majority of the political "pipe band" who supports DSK reveals such behavior to be common and accepted. A french exception to the declaration of human rights ? It seems.

dimanche 13 novembre 2011

DSK, un homme "blessé", lettre à toutes les fanes "bouffouées"

Un homme si "mal" est évidemment, à ce stade là, impossible à larguer (lien avec l'article du post). Mais c'est le coup classique, ma chère, même sans vos moyens et votre charme -mettons- on a toutes connu ça, ils passent du macho "hard" lorsqu'ils se sentent sûrs d'eux, ["je fais ce que je veux"], au macho "soft" s'ils voient que ça risque de tanguer ["mais c'est toi seule que j'aime, tu es tout pour moi"] pour finir petit garçon blessé quand ils devinent l'issue inéluctable ["c'est mon enfance, je n'ai plus que toi, sans toi je ne peux vivre.."] Affligeant -si la "source" du post dit vrai-. Ne vous en faites pas, ils se remettent toujours, des poires comme vous/nous, il y en a d'autres et en général ce sont de grands spécialistes du presse-citron protéiforme. J'en ai un plein tiroir au même âge que vous, savez-vous et redite, je n'ai pas vos moyens. Just do it !

Redite: les femmes bouffouées, (je laisse la coquille), maltraitées etc, que ce soit en privé ou en mondiovision n'ont souvent pas le profil que l'on imagine (lien avec "femmes avenir").

vendredi 11 novembre 2011

DSL, pardon K, dit Domi la trique, suite mais pas fin

 Après le "Sofitel", l'affaire Banon, le Carlton à présent. Ça s'aggrave. Des échanges entre DSK et Fabrice Paszkowski, chef d'entreprise pote de l'ex-patron du FMI, mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs, escroquerie et abus de biens sociaux" dans l'affaire du Carlton de Lille intriguent, comme on dit, les enquêteurs.



Paszkowski pourrait avoir organisé des parties fines à Paris et Washington pour le compte de DSK, tout en faisant passer la douloureuse sur des notes de frais à la charge de son entreprise.

Dans l'un de ses portables, la justice a découvert une série de SMS que voici. Sélection.
- "J'emmène une petite faire les boîtes de Vienne le jeudi 14 mai. Ça te dis de venir avec une demoiselle ?" demandait DSK à son pote en 2009.
- Juillet 2009 : "Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boite coquine à Madrid avec moi (et du matériel) ?".
- Puis, fin juillet 2009 : "OK. Bien reçu. Pour Gand, il faut que tu me dises vite de quoi il s'agit. C'est une boîte ou une soirée privée ?"
Mais d'autres messages n'évoquent pas les parties fines, mais plutôt lorgnent vers la politique (lien).

La nausée. ça ressemble de plus en plus à un polar porno et par certains côtés thriller. Il a inventé un genre littéraire qui devrait être assez vendeur. Des "petites" (!) des "soirées privées" et le "matériel" voilà notre ex futur président. Pour une quidame moyenne et yen a yen a tout de même comme dirait Zazie, ça fait peur. Seul avantage : ça va je l'espère rapporter du blé à Nafi, ainsi directement confortée dans ses dires sur le monsieur, violent (lien).

Un détail que je tiens d'un flic -il parle en général- : "lorsqu'on sort une affaire, il faut savoir qu'en principe il y en a cinq à dix qui précèdent et qu'on n'a jamais pu lever." 

mardi 8 novembre 2011

La lâcheté quotidienne

Réseaux pédophiles ? Et si c’était plus simple ?

Qu'il s'agisse de pédophilie ou non, le principe est le même, juste un peu plus terrible dans le premier cas. POURQUOI LES GENS NE PARLENT-ILS PAS ? Explication peut-être à partir d'une histoire vécue.

Il semble qu'il y ait un fichier de délinquants sur mineurs qui a été un peu tardivement mis à disposition de la justice française, ce qui a posé problème à beaucoup. Des réseaux? peut-être, je ne sais pas mais l'impensable légèreté (lien avec la cas de la petite fille turque dite "O") avec la quelle sont ou furent parfois -car cela change tout de même actuellement- les affaires de pédophilie peut aussi avoir un cause plus sordide et plus simple (lien avec le cas d'Océane). 

Voici une histoire qui date un peu. Proviseur ou "faisant fonction" ce qui n’est pas tout à fait la même chose, dans un lycée professionnel de Province, je reçus un jour une élève (14 ans) amenée par ses copines insistantes, elle avait l'air terrorisée.. par moi. Débile légère, section SAS, elle finit par me dire avoir été "touchée" (en fait c'était plus que ça) par un adulte.. qui travaillait au bahut. (!) Il était difficile de tout comprendre mais je lui ai immédiatement donné le trombinoscope de TOUS les professionnels du campus, heureusement parfaitement tenu à jour par mon prédécesseur, avec un café et des encouragements fervents "tu as tout le temps" etc.. Miracle, elle le reconnut au bout de dix minutes à peine de feuilletage.

OUF !!! Mille fois ouf! C'était un "t.u.c.", ainsi appelait-on des jeunes au chômage ou en réinsertion employés pour des taches mineures un temps déterminé, un soulagement immense. [Il fut arrêté et avoua, ce fut le même scénar banal de tous les agresseurs sexuels, elle "faisait" plus que son âge, il avait cru qu'elle était consentante, elle ne s'était pas défendue etc.]

Mais ce qui est important ici est la suite. Que pensez-vous qu'il arriva ? Je fus admonestée (hard) par mon collègue pro technique -qui cependant n'était pas mon supérieur-, son CPE et toute sa cour qui s'arrangèrent pour me pourrir la vie ensuite et me faire muter, en un sens, sans le vouloir, ils me rendirent un immense service, sur la base que j'aurais dû les prévenir avant de déclencher la lourde artillerie -je l'avais fait mais ils étaient injoignables- qu’importe, j’aurais dû attendre, j'avais fait courir un risque au lycée, je m'étais emballée pour rien (!) un flirt un peu poussé tout de même ce n'était pas la mort, j'avais aggravé les choses au lieu de les calmer, avec ces "gosses" (les SAS) on n'était jamais sûr de rien etc.. Ils redoutaient qu'il y ait plainte de la part de la mère, que le bahut ne soit responsable, le fait est qu’il l’était, mis à l'index -la jeune fille avait été seule dans une salle de midi à 2 heures- et que leur note administrative ne soit baissée. Ce sont ces réactions de gens banaux, pas de vrais salauds! qui confortent les criminels et leur confèrent l'impunité, plus que des soi-disant complicités (peut-être y en a-t-il, je ne sais pas, mais ici ce n'était pas le cas, c'était juste la peur de perdre une prime et de se voir peut-être blamer.) Et c'est ce qui décourage les gens de porter plainte ou, lorsqu'il s'agit de professionnels de l'éducation responsables, d'entendre une plaignante. Il y a manière et manière de recevoir une victime qui en le cas ne demandait qu'à fuir à toutes jambes.

Mais ce n’est pas tout. Supposons que le gus n'ait pas avoué, qu'il se soit montré convaincant avec l'aide d'un ténor quelconque stipendié, que la gamine briefée par mes collègues -qui ont tout fait pour !- se soit rétractée, ces enfants peuvent dérouter par leur influençabilité, là ce ne fut pas le cas, sans doute le fait que je l'aie écoutée l'avait-il renforcée, et que la mère ait suivi le mouvement de déni, que croyez-vous qu'il serait advenu? Ma carrière eût été brisée [elle le fut en un sens mais pour le meilleur] j'aurais porté au minimum l'opprobre d'incompétence (!), j'aurais été celle qui s'emballe pour rien et met tout le monde dans le pétrin,  alors que si je n'avais rien fait d'autre que "calmer le jeu", renvoyant la gamine à ses serpillières avec un bonbon, après tout il était tard lorsqu’elle s’était enfin décidée, poussée par deux copines, à venir me "déranger" et pour une ado fragile, c'était énorme.. personne ne m'en aurait voulu, même au cas hypothétique où la mère, prévenue ensuite aurait découvert le pot aux roses et décidé de porter plainte contre le lycée (j'aurais affirmé m'être trompée, la belle affaire, avec les SAS, pas facile de comprendre, était-elle seulement venue m'avertir? soutenue peut-être -peut-être pas- par mes collègues gênés par leur absence et surtout par l’impossibilité de les joindre ce soir-là.)

Comprenez-vous à présent pourquoi des gens, même des pro, même "innocents", même relativement dévoués par ailleurs se taisent? Ils ont tout à y gagner surtout lorsque la victime est fragile. Dénoncer comporte un risque, celui de déclancher un scandale, de faire braquer des yeux suspicieux non seulement sur vous mais sur toute l'institution, et on ne vous ratera pas même si cela "marche". Mais alors si vous vous plantez, ce n'est même pas la peine d'y penser. Ce sont ces minimes lâchetés, peur de voir sa note administrative baissée, de dévoiler des dysfonctionnements y compris légers d'une boîte, de se voir refuser ensuite des crédits, de donner ou de confirmer une mauvaise réput du bahut, qui sont la plupart du temps à l'origine de ces refus d'entendre des enfants ou ado victimes, donc d'investiguer. Et puis ça crée du travail en plus, des RV délicats -avec les parents- à assumer, des rapports à rédiger, des plaintes à corroborer, une enquête même minime à mener, sans compter la crainte de représailles de ceux sur qui vous avez lancé la police, souvent fort mécontents et, s'il s'agit de caïds d'arrondissement, vous devinez la suite. Un proviseur est seul le soir dans un campus totalement désert, en le cas ouvert à tout vents, mal éclairé, ici par endroit un vrai coupe gorge. (lien avec le blog femmes avenir)

En conclusion, le soi disant enfant-roi est un mythe qui cache la totale désinvolture au quotidien vis à vis de ceux-ci, quasiment instituée qui est la norme, surtout s'il est déficient même légèrement -donc plus vulnérable- ou issu de milieu défavorisé -ou pas, pas toujours- (lien avec le blog "Secret de famille")

jeudi 20 octobre 2011

TRISTANE BANON, COMME DREYFUS, UNE HÉROÏNE PAS TOUT A FAIT A LA MESURE DE SON HISTOIRE

On s'y attendait un peu.. un peu seulement, mais là, c'est évident. Le livre, très court, semble une lettre codée à des amis, à un petit groupe dans lequel on s'inscrit parfois avec une certaine difficulté, comme dans un restaurant lorsqu'on est contraint d'écouter la conversation de la table d'à côté, intéressante certes mais pas faite pour nous. Des passages mieux qu'intéressants c'est vrai mais l'ensemble n'est pas à la mesure de ce que son histoire aurait pu, aurait dû emporter.

Sans doute le harcèlement, l'hypocrisie, les rebuffades et les chauds et froids auxquels elle a été soumise de la part des grands de ce monde, de son monde, ne sont-ils pas propices à générer le recul indispensable pour parvenir à se mettre en phase avec tous, en tout cas avec moi. Curieusement, c'est un livre qui ne semble pas fait pour le public. En tout cas pour n'importe quel public, un livre d'où nous nous sentons absents. Et pourtant!

Ses petits coups de griffe envers les féministes auxquelles dit-elle elle ne doit rien (mais si, comme toutes vous leur devez), même si après coup, oralement, elle rectifie, sa distance par moment envers Nafissatou, d'un tout autre milieu et qui a davantage subi, ses critiques il est vrai mesurées envers sa mère qui la défend et, contrairement à ce qu'elle dit, fort bien, en tout cas mieux qu'elle ne le fait elle-même, ses codes successifs de noms, de lieux, de gens, en vrac et allusifs qui n'évoquent aucune image réelle -à l'exception de son chien, le personnage le plus vrai du livre- donnent l'impression de pénétrer en cachette un milieu dont elle a entre ouvert la porte à un moment de lucidité et de détresse particulières mais qu'il ne convenait pas malgré tout de rendre vraiment transparent, d'être un invité de second choix, jouant les utilités parce que d'autres ont fait défaut. Par la porte de service. La question sous jacente est la même que celle que l'on pouvait se poser pour Florence Cassez: si ce drame ne lui était pas arrivé, que serait-elle? Florence, d'une sincérité nature remarquable, le dit carrément à Florence Aubenas: une fille qui ne se soucierait pas de cette  histoire, mais le fait même de le dire montre que son affaire l'a changée. Tristane, moins.

Ceci étant dit, il n'en demeure pas moins que toutes les victimes d'agressions sexuelles, de viol ou tentatives de viol... voire d'autres dols issus de puissants, même infiniment moins graves, se reconnaîtront avec émotion dans le récit,  les gens qui vous renvoient de l'un à l'autre ; qui vous évitent ; vous trahissent ; affectent de vous soutenir pour achalander leur boutique ; ou, avec un zeste de condescendance, pour poser ; qui se servent de vous sous prétexte de vous aider ; ou qui prétendent ne le pouvoir en raison de quelque détail controuvé ; la peur-fascination que vous suscitez ; les propos amphibologiques qui veulent tout dire et son contraire ; en un mot la mauvaise foi -et parfois ce sont les mêmes à des moments différents qui ont viré de bord au vent d'autan !-... bref, "toutes ces minimes bassesses qui ne font pas un souvenir et même pas un regret mais qui, mises bout à bout, font qu'au soir de notre vie on ne peut sans dégoût se regarder en face" qui sont le corps du livre ont été ressenties, communes, par toutes les victimes, par toutes celles qui ont subi des dols de ce type OU D'AUTRES de la part de politiques ou d'infiniment plus forts qu'elles..
Mais ici c'est le lecteur qui doit à chaque instant aller vers l'auteur, transposer, trier, un effort auquel on consent parce c'est elle -et parce que c'est lui- mais qui pèse. Le fait est que toutes les victimes ne sont pas comme on l'aurait voulu, comme il semblait évident qu'elles dussent être, à l'exemple même de Dreyfus -qui, dit-on, avait glacé Zola et ses épigones venus le défendre-. Et il demeure pourtant que le témoignage de ce pot de terre qui a eu le courage -ou a été contrainte- de se catapulter contre un éléphant est irremplaçable et fera date (lien).

samedi 1 octobre 2011

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